lan de situation

Voici quelques indications nécessaires sur le plan de situation des divers bâtiments (constructions principales et dépendances) qui composaient l'abbaye d'Aulps.

La mappe sarde de 1730-1732, travail remarquable pour l'époque et qui fait encore foi aujourd'hui dans les procès, présente bien l'ensemble des bâtiments monastiques et des jardins, tels qu'ils devaient être du temps des religieux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    Examinons les divers services de cette communauté.
    Nous trouvons:

  • 1, Emplacement probable de la 'maison-cabaret Jean VIGNIER'.
  • 2, Porterie EST.
  • 3, Emplacement d'un moulin déplacé en 1694 hors de l'enclos.
  • 4, Porterie principale.
  • A, le groupe principal, église, cloître, monastère.
  • B, la ferme (la mappe indique: maison et grange du couvent).
  • C, maison abbatiale, où descendait l'abbé commendataire (sur la mappe: maison des religieux).
  • D, moulin (intact en 1882), avec battoir et pressoir pour l'huile.
  • E, l'hôtellerie de la'"Croix Blanche", à l'usage des pèlerins.
    elle date des premières années du XVIlle siècle et fut construite sous l'abbé Provana (1688-1734).
Mappe Sarde 1732
Carte de 1915
  • F, petit bâtiment,. à destination inconnue, actuellement détruit.
  • G, maison dont il ne reste que des fragments de murs noyés dans une bâtisse moderne et un jardin.
  • H, le mur d'enceinte, traversé par le ruisseau bief (dérivé du Clénant) qui, en amont, actionnait forge et moulin.
  • J, haute terrasse (mappe: courtil des religieux).
  • K, mappe: pré, verger à l'abbaye.
  • L, sans doute, la cour de la ferme (sur la mappe: place).
  • M, la mappe indique:jardin des religieux.
  • N, mappe: courtil des religieux.
  • S, nouveau chemin.

    Les petites croix à l'est de l'église marquent le cimetière des moines.

 

Ce plan de situation, a été relevé approximativement, sur le terrain, vers1915. Il présente quelques petites différences avec le cadastre de 1732, On notera que les bâtiments F et G n'y sont plus indiqués puisqu'ils sont détruits.

En général, les constructions qui figurent sur les deux plans concordent bien, à l'exception cependant de la ferme. La largeur de celle-ci sur la mappe du XVIlle siècle, n'a aucun rapport avec un relevé actuel. On peut supposer, ou que le bâtiment a brûlé après l'exécution cadastrale et n'a pas été reconstruit à sa largeur primitive, ce qui est le plus probable vu la disposition des lieux, ou que cette largeur a été considérablement exagérée par le dessinateur d'autrefois.
Ce long bâtiment de la ferme (48 m. 85) est fort intéressant. La partie ouest, transformée en appartement, montre au rez-de-chaussée, des pièces voûtées en berceau très aplati. A l'est, face nord, une belle porte cochère (4 m. 10 de vide), probablement du XVie siècle, décorée d'armoiries sculptées,
donne accès à une sorte de vaste salle formant passage de biais, qui aboutit sur la face sud, à une grande arcade ogivale pouvant dater du XVe ou XVIe siècle. L'importance de cette porte cochère, la place qu'elle occupe, à proximité des écuries, autorisent à croire que nous nous trouvons devant l'ancienne entrée principale de l'enceinte.
On relève également aujourd'hui trois caves voûtées R, sous la petite terrasse située à l'ouest du monastère et une tourelle carrée P, sorte de pavillon (peut-être un colombier ?), malheureusement bien délabrée, exactement à l'angle sud-ouest de la grande terrasse J (ancien courtil des religieux); de ce point, l'on jouit d'une fort belle vue sur la vallée.
Enfin, on remarquera encore un passage pour chars (fig. 6, T, pointillé), qui faisait communiquer directement et presque à plat la ferme avec le champ situé au midi, hors de l'enceinte (mappe). Il prenait la pente en écharpe, longeait à l'ouest la grande terrasse J, passait entre celle-ci et le jardin des religieux M, traversait, le ruisseau-bief sur un petit pont et le verger, pour aboutir à une porte cochère (aujourd'hui murée, mais encore très visible) percée dans le mur d'enceinte sud. Cette disposition intelligente permettait d'éviter aux bêtes de trait une rampe trop forte tout en raccourcissant de beaucoup le parcours.