Le cadastre de la Savoie fut dressé de 1728 à 1738, par ordre de Victor?Amédée II, dans le but de reviser l'impôt foncier (la taille réelle). C'est à ce cadastre que travailla à Chambéry, en 1732, Jean?Jacques Rousseau.

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Cette maison abbatiale C, démolie en 1882, n 'était pas très ancienne, contrairement à ce qu'on supposait jusqu'ici. Elle avait été construite par l'abbé Provana au début du
XVIIIe siècle.
En effet, la découverte faite aux archives départementales de Chambéry par M. Francis Favre, conseiller d'arrondissement, d'un compte de réparations (avec plans) effectuées en 1742, par l'ingénieur Cheneval, de Bonneville, nous apprend que cette maison avait été bâtie peu d'années auparavant, mais que les eaux s'infiltrant par la pente avaient pourri les planchers (fig. 7). L'on peut se demander alors (puisque cette maison abbatiale était relativement récente), où logeaient les commendataires, pendant cette longue période qui va de 1468 au début du XVIIIe siècle ? Le mystère le plus complet plane sur ce point.
Il ressort de cette découverte, que le grand bâtiment E, de la même époque d'ailleurs, n'aurait servi que d'hôtellerie pour les pèlerins et voyageurs et pas de palais pour l'abbé commendataire (ni de prison).

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Un moulin devait exister pareillement dans l'enclos, en aval, actionné par le même bief.,

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Les façades de ce bâtiment, qui est la plus grande des dépen.dances après la ferme, n'ont pas moins de 17 m. 50 et 14 m. 60.

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Le bâtiment G, déjà sur la mappe de 1732, n'est pas indiqué comme appartenant aux religieux.

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Un nouveau chemin (fig. 6, S), commencé en 1934 et qui frise, en traversant l'ancien cimetière des religieux, le mur de l'abside et celui du bras nord du transept, a malheureusement modifié et quelque peu gâté la physionomie générale et les abords pittoresques des ruines. On a trouvé en creusant pour ce chemin une grande quantité de squelettes.
Une tour ronde existait dans le mur d'enceinte ou très près de celui-ci, vers le pont du Clénant. Il est fâcheux que l'on n'en ait pas relevé les fondations lors de la création du nouveau chemin. Au dire d'un habitant du village, cette tour mesurait 4 à 5 mètres de diamètre intérieur avec un mur d'un mètre d'épaisseur. Servait-elle de prison, comme on l'a prétendu ?

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A droite , une croix tréflée, que nous retrouvons comme emblème de l'abbaye au XVIIIe siècle (fig. 8 ); à gauche, une tour avec un pan de mur. En dépit de longues recherches, il n'a pas été possible d'identifier ces dernières armoiries qui rappellent celles de la famille de Langin en Savoie. Comme aucun membre de cette antique maison n'apparaît dans la liste des abbés d'Aulps, il semble probable que ces armes sont celles d'un commendataire italien du XVIe siècle.
On a trouvé dans la cave d'une maison (D), une pierre détachée avec les mêmes armoiries que celles de la porte de la ferme, mais plus petites. On peut la voir sur le mur nord de cette maison, où elle a été scellée au dessus d'une porte.